Inscrivez- vous au sommaire électronique
Recevez à chaque sortie d'exercer, le sommaire de la revue.
Rubrique: RECHERCHE
Auteurs: De Bandt D, Barriac B, Dambor A, Bourrion B.
Citer cet article: De Bandt D, Barriac B, Dambor A, Bourrion B. Pratique de l’échographie en médecine générale en France de 2012 à 2022. exercer 2025;212:163-9.
Lien URL: https://www.exercer.fr/full_article/2817
Introduction. L’échographie en médecine générale semble de plus en plus présente et permet d’optimiser la prise en charge des patients en soins primaires. Aucune étude ne quantifie l’activité des médecins généralistes (MG) français en échographie.
Objectifs. Décrire l’activité de soins des MG français en matière d’échographie.
Méthode. Cette étude observationnelle rétrospective de cohorte analysait la base de données des dépenses de santé ambulatoire de l’Assurance maladie de 2012 à 2022. Les actes d’échographie cotés ont été extraits. Les données mensuelles ont été présentées en nombre d’actes et dépenses par praticien libéral en activité. Des modèles de régressions logistiques segmentées ont été réalisés pour analyser les tendances d’évolution des courbes obtenues.
Résultats. La médecine générale était la troisième spécialité la plus effectrice d’échographies après la radiologie et la cardiologie. 4,27 actes par généraliste et par mois ont été dénombrés en 2012 avec une augmentation de 0,01 (p < 0,01) actes par médecin et par mois jusqu’en 2020. L’activité chutait en 2020 et stagnait jusqu’en 2022. Les autres spécialités n’étaient pas impactées par la baisse d’activité de 2020. Leur activité augmentait sur toute la période de l’étude, sauf en radiologie où l’année 2020 était associée à une baisse d’activité suivie d’une période d’évolution plus faible qu’avant 2020.
Conclusion. Cette étude mettait en évidence un véritable attrait de la médecine ambulatoire pour les actes d’échographie toutes spécialités confondues. Mais cet attrait a été freiné par l’épidémie de Covid en 2020 surtout pour la médecine générale et la radiologie ambulatoires. contrairement aux autres spécialités. Cette étude analysait uniquement les actes cotés par les MG. Les actes d’échographie clinique n’étaient pas pris en compte ce qui sous-évaluait les résultats en médecine générale.
Introduction. Ultrasound in general practice is increasingly present and makes it possible to optimize the management of patients in primary care. But no study has quantified the use of French general practitioners (GPs) in ultrasound.
Aims. To describe the French GPs practices towards ultrasonography in France.
Method. This retrospective observational cohort study analyzed the city health expenditure database of French social security from 2012 to 2022. All ultrasound acts reimbursed were extracted. The data analyzed were presented in monthly acts by practitioner in city. Segmented linear regression were done to analyze trends variations of sonography activity.
Results. General Practice was the third speciality performing sonography behind Radiology and Cardiology. The activity began at 4.27 acts per practitioner per month and increased to 0.01 (p<0.01) act per practitioner per month from 2012 to 2020. The activity dropped on 2020 and then stabilized until 2022. Other specialties were not impacted by the drop on 2020. Their activities increased on the study period except for Radiology for the 2020 activity followed by a catch-up period less important than before 2020.
Conclusion. This study showed a real attraction for echography from all medical specialties. But this activity seemed to have been slowed down since the beginning of covid epidemic, especially for general practice and radiology which is not the case for other specialists. This study only analyzed radiological ultrasound procedures reimbursed by French social security scheme. Point of care ultrasound procedures were therefore not considered, which underestimates the results.