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Vaccination contre le papillomavirus humain

Auteurs : Ecollan M, Partouche H, Gilberg S.

exercer 2018;147:412-8.

Rubrique: Soins

N° 147 - Pages 412 à 418

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Résumé :

La prévalence de l’infection à papillomavirus humain (HPV) chez les femmes est estimée à 11,7 %  dans le monde entier. Cette infection est responsable de nombreux cancers, aux premiers rangs  desquels ceux du col utérin, de l’anus et de l’oropharynx. Trois vaccins sont commercialisés et  recommandés en France depuis 2007. Mais la couverture vaccinale reste faible, inférieure à 30 %. Il est trop tôt pour évaluer l’efficacité du vaccin sur la survenue et la mortalité des cancers du col utérin. En dix ans d’utilisation, on dispose toutefois de nombreuses données d’efficacité, sur la séroconversion, et surtout sur la diminution de lésions de haut grade. Une revue systématique de la Cochrane publiée en 2018 et incluant 26 essais contrôlés randomisés a retrouvé une réduction significative des lésions de haut grade, avec un haut niveau de preuve. Sur le plan de la sécurité, les vaccins font l’objet d’une surveillance renforcée de la part des autorités sanitaires françaises et européennes. De nombreuses études ont été publiées, recherchant une association entre la vaccination et d’éventuels événements indésirables graves. À ce jour, seule une étude française évoque la survenue possible de syndrome de Guillain-Barré, hypothèse non confirmée par plusieurs autres études. L’amélioration de la couverture vaccinale en France, seul moyen de prévention efficace de l’infection à HPV et de ses complications, est un enjeu majeur.


Abstract :

The prevalence of human papillomavirus (HPV) infection in women has been estimated to be at 11.7% worldwide. This infection can lead to several cancers, including cervical, anal and oropharyngeal cancers.
Three HPV vaccines have been approved and recommended in France since 2007. But vaccination cover-age remains below 30%. It is still too early to assess the direct effectiveness of the vaccine on cervical cancer outcomes. However, after 10 years of use, many efficacy data are available on seroconversion and on the reduction rate of high-grade lesions. A systematic review published by the Cochrane  colla-boration in 2018 has included 26 randomized controlled trials and reported significant reductions of the risk of cervical precancer lesions among vaccinated women, with a high level of evidence. Regarding the safety, vaccines are being increasingly monitored by French and European health authorities. To date, only one French study suggested an association between Guillain Barré syndrome and HPV vaccine, but no other published study reported an association between HPV vaccine and serious adverse events. In conclusion, since the HPV vaccine is the only current available option to protect against HPV infection and its complications, improving vaccination coverage remains a major challenge in France.


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