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Prescrire un arrêt de travail en médecine générale face aux plaintes subjectives

Auteurs : Canévet JP, Jourdain M, Millet C, Doussin L, Werner E-L, Rat C.

exercer 2018;142:156-62.

Rubrique: Recherche

N° 142 - Pages 156 à 162

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Résumé :

Objectif. Les décisions médicales face aux plaintes subjectives sont peu évaluées. Cette étude comparative internationale en médecine générale a tenté de décrire et comprendre les processus de prescription d’arrêt de travail dans ces situations.
Méthode. Mixte par vignettes cliniques filmées présentées à un échantillon de médecins généralistes conviés à donner par questionnaire leur appréciation des cas et leurs décisions. Deux entretiens collectifs ont permis d’explorer les logiques internes de la décision d’arrêt de travail.
Résultat. La grande dispersion des diagnostics contrastait avec l’homogénéité de la décision d’arrêt. Celle-ci était prise avec embarras, selon la demande du patient et selon trois modalités : arrêt thérapeutique pour une pathologie peu argumentée, arrêt compassionnel avec durée négociée, ou choix compassionnel de laisser le patient au travail pour éviter une chronicisation.
Conclusion. Face aux plaintes subjectives, la décision médicale d’arrêter ou pas le patient est fortement appuyée sur des critères compassionnels.


Abstract :

Aims. Medical decisions in the case of subjective complaints have been rarely assessed. This international comparative study has attempted to describe and understand the diagnosis decision-making and sickleave prescriptions in GP.
Method. Mixed method using filmed clinical cases presented to a sample of GPs invited to provide through a questionnaire their assessment of the cases and their decisions. Two focus groups explored the internal reasoning of the sickleave decision.
Result. The wide dispersion of diagnoses contrasted with the homogeneity of the sickleave decision. The latter was either hesitant, according to the patient‘s request, and to three modalities: therapeutic sickleave for a poorly argued pathology, compassionate sickleave with negotiated duration, or compassionate choice to leave the patient at work to avoid a chronicisation.
Conclusion. Confronted with subjective health complaints, the physician‘s decision to prescribe or not sick leave for a patient is mostly backed up by compassionate criteria.


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