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État des lieux de la médecine générale universitaire au 1er janvier 2015 : la construction interne de la FUMG

Auteurs : Taha A, Boulet P, Beis JN, Yana J, Ferrat E, Calafiore M, Renard V.

exercer 2015;122:267-82.

Rubrique: Hors-Série

N° 122 - Pages 267 à 282

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Résumé :

Contexte. La filière universitaire de médecine générale (FUMG) a été créée en 2004 avec le diplôme d’études spécialisées (DES). Elle est effective depuis les premières nominations d’enseignants titulaires en 2009. Cette étude dresse au 1er janvier 2015 l’état des lieux de la médecine générale universitaire deux ans après la dernière étude comparable.
Méthode. Les effectifs enseignants ont été colligés par le Collège national des généralistes enseignants. Un questionnaire adressé à l’ensemble des 35 départements de médecine générale (DMG) français renseignait des données sur les effectifs étudiants, les enseignants, l’enseignement, les stages, les ressources et les publications.
Résultats. Au 1er janvier 2015, 14 207 étudiants étaient inscrits en 3e cycle de médecine générale. Avec 147 enseignants équivalents temps plein (ETP), le ratio internes/enseignants ETP s’établissait à 97. Parmi les 7 863 maîtres de stage universitaires, 4 434 accueillaient des étudiants de 2e cycle pour 5 101 postes de stage proposés, et 7 067 accueillaient des étudiants de 3e cycle. Les universitaires de médecine générale avaient publié 155 et 163 articles respectivement en 2013 et 2014. Un lien statistiquement significatif existait entre les publications et le ratio internes/enseignants ETP.
Discussion. Le ratio internes/enseignants ETP diminue et l’offre de stage progresse trop lentement par rapport aux besoins de la discipline, des étudiants et aux objectifs gouvernementaux. Malgré un socle pédagogique commun, les modalités d’enseignement entre DMG restent très hétérogènes. Les publications progressent en nombre et en qualité. Les disparités entre DMG augmentent en termes de nominations, de ressources et de publications.
Conclusion. La FUMG poursuit un développement lent et progressif. L’absence de planification et de la croissance évoquée dans le rapport Druais aggrave l’hétérogénéité entre les DMG et constitue une forte préoccupation pour l’avenir de la formation en MG.


Abstract :

Background. The French general practice academic sector (GPAS) was born on 2004 with the postgraduate degree. It has been effective since the first regular teachers nominations in 2009.
Objective. Making the GPAS’s inventory on January 1st 2015, two years after the latest available inventory.
Methods. Descriptive transversal study. Teacher workforce was collected by the General practitioner teachers college. A questionnaire was sent to all of the 35 general practice departments (GPD). Student and teachers populations, teaching modalities, internships, resources and publications were collected, analyzed using median (interquartile range) or mean (standard error), and compared using Kruskall-Wallis test.
Results. On 1st January 2015, 14 207 students were registered in the general practice postgraduate degree. The 147 full time equivalents (FTE) teachers put the residents/FTE teachers ratio to 97. Among the 7 863 internship supervisors, 4 432 held office in master degree for 5 101 internship positions and 7 067 held office in postgraduate degree. General practice (GP) academics published respectively 155 and 163 articles for the GPAS on 2013 and 2014. A statistically significant association between publications and residents/ FTE teachers ratio was found.
Discussion. Residents/FTE teachers ratio decrease and traineeship offer progression do not match students needs nor government objectives. Despite shared pedagogical approach, teaching modalities stay heterogeneous. Publications grow higher and better. Disparities are increasing between GPDs regarding workforce, resources and publications.
Conclusion. The French GPAS follows a slow and progressive development. The lack of planning pointed out by the Druais report worsens disparities between GPDs and is a major concern for the future of GP training.


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