Bénéfice/risque en santé publique: un concept difficile.

Auteurs: Félibre.

exercer 2010;90:32.

Rubrique: Magazine

N° 90 - Page 32

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Résumé:

Le 9 décembre dernier, la Direction générale de la santé (DGS) a publié un communiqué1 recommandant aux médecins de prescrire systématiquement un antiviral à tous les patients suspects de grippe A/H1N1 définie comme un syndrome respiratoire aigu à début brutal avec toux, et/ou maux de gorge, et/ou rhinite, et fièvre > 38 °C, et/ou myalgie, et/ou asthénie. S’y ajoutait une recommandation de traiter aussi tous les sujets à risque, à dose curative pendant 5 jours (traitement préemptif hors AMM), en contact étroit avec le patient « grippé ». Les motifs de cette décision de « santé publique » étaient l’augmentation du nombre d’hospitalisations et des formes graves observée
en France. Ses objectifs étaient de limiter les conséquences de la grippe pandémique. Les arguments scientifiques soutenant cette décision ne figuraient pas dans la directive, mais le lendemain, la DGS a précisé qu’elle s’appuyait sur une comparaison entre la mortalité liée à la grippe en Argentine (qui a peu utilisé les antiviraux) et celle au Chili (qui les a utilisés massivement) l’été dernier.

 


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